Milica Krstic étudie une protéine appelée TBX3

Milica Krstic

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1. Qui êtes-vous ? Parlez-nous de vous.

Je m’appelle Milica Krstic. Je suis une récente diplômée au doctorat du Département de pathologie et de médecine de laboratoire de l’Université Western. J’ai travaillé dans le laboratoire du Dr Alan Tuck et de la Dre Ann Chambers au cours de mes études.

2. Pourquoi la bourse d’études du GRTCB est-elle importante pour vous ?

La Société canadienne du cancer du sein (SCCS) a financé mes recherches au cours des cinq dernières années, par le biais de la bourse d’études de l’Unité de recherche translationnelle sur le cancer du sein (GRTCB). L’obtention de la bourse d’études du GRTCB a été très utile financièrement, car elle a permis de libérer des fonds de laboratoire pour des expériences importantes, ainsi que d’établir des liens avec d’autres stagiaires du GRTCB et des membres de la communauté.

3. Parlez-nous de votre recherche. Pourquoi est-ce important ?

J’étudie une protéine appelée TBX3, qui est capable de se lier à l’ADN et de contrôler l’expression de plusieurs gènes. Mes travaux ont montré que TBX3 est élevée dans les cancers du sein de stade précoce et ont identifié des gènes cibles de TBX3 qui, selon nous, agissent pour progresser vers un cancer du sein plus agressif et invasif. Il s’agit d’un problème clinique important, car les patientes atteintes d’un cancer du sein de stade précoce sont toutes traitées de la même manière, même si certaines patientes peuvent présenter une récidive ou une progression de leur cancer, tandis que d’autres se rétabliront plus facilement.

Des études récentes ont montré que de nombreuses patientes subissent un traitement inutile sans bénéfice confirmé en termes de survie. Si nous sommes en mesure de prédire quelles patientes présentent un risque plus élevé de récidive invasive, les plans de traitement peuvent être adaptés à chaque patiente. Mes travaux pourraient nous aider à nous rapprocher d’un traitement personnalisé pour les patientes atteintes d’un cancer du sein de stade précoce, en évitant à la fois le surtraitement et le sous-traitement.

Mes travaux ont déjà été présentés dans les articles de blogue de la SCCS consacrés aux chercheurs, que vous pouvez consulter ici.

4. Pourquoi êtes-vous passionnée par la recherche sur le cancer du sein ?

Lorsque j’ai postulé pour des études supérieures et que j’ai réduit le nombre de laboratoires dans lesquels je voulais travailler, je savais que je voulais mener des recherches sur le cancer. Ma rencontre avec la Dre Chambers et la découverte de son travail m’ont incitée à me consacrer plus particulièrement à la recherche sur le cancer du sein. J’ai beaucoup aimé son utilisation de divers modèles expérimentaux et l’orientation clinique de son travail.

5. Pourquoi pensez-vous que la recherche sur le cancer du sein est importante ?

Le cancer du sein demeure le cancer le plus souvent diagnostiqué chez les femmes canadiennes, et trop de femmes meurent encore de cette maladie. Cela signifie que les chercheurs ont encore beaucoup de travail à faire pour comprendre la nature sous-jacente de cette maladie et mettre au point des traitements plus efficaces.

6. Qu’est-ce qui vous passionne dans votre travail ?

J’aime la recherche avec une traduction clinique directe. La partie préférée de mon projet était l’évaluation de diverses protéines à utiliser comme biomarqueur dans de multiples populations de patientes atteintes d’un cancer du sein. J’ai trouvé que l’acquisition de données, ainsi que l’établissement de liens avec des données clinicopathologiques et de suivi, étaient extrêmement passionnants. C’est très différent du travail de culture cellulaire, car chaque échantillon avec lequel j’ai travaillé représente une femme atteinte d’un cancer du sein. Cet aspect est très humiliant et rappelle aux chercheurs pourquoi notre travail est important.

7. Que vous voyez-vous faire dans l’avenir ?

À l’avenir, j’aimerais travailler comme généticienne moléculaire, en identifiant les gènes associés à des maladies et à des troubles spécifiques.

8. Qu’aimez-vous faire lorsque vous ne travaillez pas sur la recherche ?

Lorsque je ne suis pas au laboratoire ou en train d’écrire des manuscrits, j’aime m’adonner à l’art et à la musique et passer du temps avec mes amis, ma famille et mon chat.

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